Félicitations à Sol Zanetti

27 octobre, 2013  |  Blogue
Photo issue du site jvote.ca (http://bit.ly/1c9SCa5)

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Le Nouveau mouvement pour le Québec félicite Sol Zanetti pour son élection comme nouveau chef d’Option nationale. M. Zanetti est un indépendantiste convaincu qui a su dès les débuts de sa campagne à la chefferie placer clairement la convergence des forces souverainistes dans la liste de ses priorités. C’est la raison pour laquelle le NMQ applaudi son élection et l’invite à œuvrer résolument en faveur de cette convergence vers notre but commun, l’indépendance du Québec.

Lors du lancement officiel de sa campagne à la chefferie, Sol Zanetti avait indiqué que le rôle de son parti était de « faire renaître un mouvement indépendantiste décomplexé et fonceur, capable de rallier à l’indépendance une forte majorité de Québécois, dans l’acceptation de leurs différences sur d’autres plans. » Nous profitons donc de son élection pour rappeler amicalement à Sol Zanetti que le NMQ sera à ses côtés chaque fois qu’il s’agira de contribuer à la convergence des forces souverainistes au-delà des lignes partisanes.

Le congrès de convergence nationale : un rendez-vous nécessaire

10 mai, 2013  |  Blogue

Par Atïm León, membre du comité directeur du congrès de Convergence nationale, de l’exécutif du NMQ et conseiller syndical à la FTQ

Dans quelques jours aura lieu le premier congrès de convergence du mouvement indépendantiste. Le but de ce rendez-vous est de contribuer à répondre à deux grandes questions. La première, que nous appelons la question de la convergence nationale, consiste à savoir de quelle façon le mouvement indépendantiste peut se doter d’une stratégie commune, voire d’un socle de revendications communes. La deuxième, que nous appelons la question de la convergence électorale, consiste à savoir de quelle façon organiser des ententes électorales permettant aux trois partis indépendantistes de devenir majoritaires à l’Assemblée nationale.

Ces deux questions sont devenues incontournables pour le mouvement souverainiste qui continue, malheureusement, de se penser comme s’il se trouvait dans le cycle politique de 1980 ou de 1995.

De tout ce qui a changé au cours de la dernière décennie, relevons qu’il y a maintenant trois partis qui revendiquent, à juste titre, une stratégie et une philosophie d’action différentes et qui cherchent à se partager le vote indépendantiste et progressiste. Par ailleurs, on a aussi vu proliférer les organismes citoyens faisant la promotion de la souveraineté. Ce regain d’activisme, qu’il soit partisan ou non, est une bonne nouvelle en-soi. Il contribue à enrichir le mouvement, à le diversifier et à élargir sa portée.

Mais, cette prolifération est au moins aussi lourdement chargée de menaces. La première d’entre elles est la possibilité que, convaincu qu’il n’a pas d’identité propre en dehors des partis, le mouvement s’enfonce dans les querelles de tranchées et la partisannerie.

Or, justement, nous sommes des dizaines de bénévoles engagés dans cette aventure d’organiser un congrès ouvert à tous les indépendantistes, sans discrimination partisane ou idéologique, parce que nous pensons que ce danger menace gravement notre mouvement.

Nous proposons ce rendez-vous comme l’affirmation de l’existence non partisane du mouvement indépendantiste. Contrairement à l’image qui se dégage de l’histoire contemporaine du Québec, le projet souverainiste n’appartient pas à un parti et il n’appartiendra pas plus à plusieurs partis. Les militants indépendantistes et leurs organisations non partisanes doivent exister sur une base autonome, en dehors des logiques partisanes et malgré elles.

Or, parce qu’elle place la patrie avant les partis ‑ comme le dit si bien Bernard Landry ‑ notre proposition n’est pas faite pour plaire à tous. Remarquez que depuis que notre équipe de bénévoles a annoncé la tenue de ce congrès, les trois partis se sont éloignés, chacun à leur façon, de la possibilité de conclure des ententes électorales.

C’est pourquoi nombre d’observateurs pensent que ce congrès de Convergence nationale est devenu inutile. Nous ne le croyons pas, au contraire. Que les partis refusent de s’associer à cette démarche ne nous relève pas de notre responsabilité collective de poser le problème de l’unité d’action dans le respect de la diversité politique et d’y réfléchir. Il faut faire avancer le mouvement souverainiste dans son ensemble et l’aider à composer avec son hyper partisanisation.

S’agissant d’ententes électorales nous savons que la réflexion doit se libérer des contraintes de l’esprit partisan tout en respectant certaines conditions d’équité. La première de celles-ci étant que les ententes doivent conduire à des gains concrets pour chacun des trois partis. Elles ne doivent pas porter sur des circonscriptions déjà détenues par le PQ et QS ou, éventuellement, par ON, mais plutôt sur celles qu’il faudrait ajouter à la députation actuelle. La deuxième condition étant d’offrir aux petits partis la possibilité de réaliser en partie la plateforme pour laquelle ils demandent le soutien populaire.

Peut-être que notre discussion n’aura aucun impact sur le prochain rendez-vous électoral. Mais nous croyons que cette convergence électorale s’imposera tôt ou tard comme une condition nécessaire de l’évolution du mouvement souverainiste. Et nous croyons aussi qu’il appartient à la société civile de faire une proposition en ce sens aux trois partis.

Une autre condition de cette évolution devrait être un socle de revendications communes à la majorité des acteurs souverainistes. Lorsque les indépendantistes des années 60 et 70 ont fait le pari d’investir la scène politique à l’aide d’un parti, ils ont fait le calcul de l’unité. C’est dans cet esprit que le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) s’est rallié à une coalition plus grande que lui-même, appelée Parti québécois, et non sans difficultés à une stratégie commune, « l’étapisme ». Celle-ci, plutôt que « l’élection référendaire », proposait d’abord un bon gouvernement provincial avant une consultation populaire sur l’indépendance.

Voilà plus de 40 ans que le mouvement indépendantiste évolue dans le cadre de cette stratégie. C’est pourquoi, dans la conjoncture actuelle, après deux défaites référendaires et après l’éclatement du pari de l’unité partisane la question mérite d’être reposée : s’agit-il toujours de la bonne stratégie?

De toute évidence, les propositions stratégiques faites par QS et ON s’écartent de ce statu quo. Chacun à sa manière, ces deux partis proposent de s’éloigner d’un processus ayant l’étrange caractéristique de n’être constitué que d’un seul volet : le déclenchement d’un référendum dont la question et la date sont seulement connus de l’exécutif d’un gouvernement du PQ majoritaire. Nous préférons appeler cela du « référendisme » plutôt que de l’étapisme.

Face à ce qui ressemble désormais à trois propositions distinctes de stratégies menant le Québec à l’indépendance, il est urgent de réfléchir aux conditions de l’unité du mouvement dans le respect de sa diversité, c’est-à-dire aux conditions d’une convergence nationale.

Nous pensons qu’en ce qui concerne notre avenir national, chaque militant de l’indépendance doit assumer des responsabilités et faire acte de volontarisme. C’est l’esprit qui anime plusieurs dizaines de bénévoles qui, dans l’ombre, s’activent pour préparer ce congrès et la raison pour laquelle ils invitent l’ensemble des indépendantistes à y participer les 24, 25 et 26 mai à l’UQAM.

Pour plus d’informations : www.convergencenationale.org

 

La Convergence nationale voit le jour

25 janvier, 2013  |  Blogue, Communiqués de presse, Médias

Un Congrès est prévu en mai 2013

Montréal, 12 janvier 2013 – Le Nouveau Mouvement pour le Québec annonce la création de la Convergence nationale, un parapluie d’action et de concertation politique commun à tous les indépendantistes.

Le premier congrès de la Convergence nationale aura lieu du 24 au 26 mai 2013, à Montréal. Ce Congrès doit réunir des indépendantistes de toutes les régions du Québec et de tous les horizons politiques confondus afin de concevoir une stratégie et une plateforme commune à tous les indépendantistes en vue de la prochaine élection.

Le but de la Convergence nationale est d’aider à préparer dès maintenant l’accession du Québec à l’indépendance en remettant à l’ordre du jour national le statut politique du Québec. « Nous voulons offrir à tous les indépendantistes les meilleures conditions pour réussir la nécessaire convergence de toutes leurs forces, leur offrir un lieu de cohésion et d’organisation de leur prochaine victoire», affirme Jocelyn Desjardins, coporte-parole du NMQ, pour qui la Convergence nationale est un point de ralliement en même temps qu’un point de départ. «Il faut déterminer comment on se remet en mouvement et en action tous ensemble, comment on traite chacun des enjeux qui nous sont importants, comment on mobilise ensemble et, surtout, quelle contribution chacun d’entre nous peut apporter à nos forces convergentes. Ce point de ralliement, nous proposons que ce soit la Convergence nationale».

Le premier Congrès de la Convergence nationale rassemblera pendant trois jours le plus grand nombre de citoyens possibles. Elle sera ouverte à tous ceux qui ont quelque chose à dire sur l’avenir du Québec, qu’ils soient membres ou pas de l’une ou l’autre des trois grandes formations indépendantistes ou membres ou pas des mouvements favorables à l’indépendance du Québec. De plus, organisations et partis politiques indépendantistes seront tous invités à encourager la participation de leurs militants.

Des propositions y seront discutées, amendées, rejetées ou adoptées. Aucun sujet ne sera tabou pour les participants inscrits : formule d’alliance électorale, scrutin proportionnel ou méthode d’accession à l’indépendance. Les participants inscrits au Congrès de mai devront nommer des représentants et une équipe de direction pour la Convergence nationale, se doter d’un plan d’action ainsi que d’une structure dans toutes les régions du Québec. Notons que la Convergence nationale a déjà officiellement reçu l’appui des États généraux sur la souveraineté du Québec – dont certains travaux pourraient être mis à profit au cours du Congrès – ainsi que du Conseil de la souveraineté du Québec.

La Convergence nationale doit également travailler à établir des consensus sur les valeurs fortes autour desquelles un Québec indépendant doit se construire : notre identité collective (historique, culturelle et linguistique) et nos valeurs communes (souveraineté du peuple, liberté des nations, diversité culturelle, égalité entre les sexes, laïcité de l’État et des institutions publiques, etc…). Pourront aussi y être discuté librement des enjeux tels que la réappropriation par les citoyens de nos institutions politiques, l’effacement de notre histoire nationale dans notre système d’éducation, l’exploitation de nos ressources naturelles par des entreprises étrangères indifférentes à la qualité de notre environnement et à notre caractère national, la présence du Québec dans le monde auprès des petites nations comme la nôtre, notre minorisation progressive dans l’ensemble canadien, l’illégitimité de la constitution canadienne et les contraintes majeures qu’elle nous pose. L’idée est de relancer une discussion citoyenne autour de ce que nous attendons d’une campagne en faveur de la souveraineté du Québec et d’une plateforme commune lors de la prochaine élection.

La Convergence nationale est confiante du succès d’une telle démarche de convergence ponctuelle, prélude à une démarche de rassemblement et de mobilisation pour l’indépendance du Québec. Cette confiance repose sur la capacité du peuple québécois à discuter raisonnablement et positivement de son avenir politique. « Il nous faut trouver ensemble un pacte où chaque parti n’a pas à cesser d’exister pour plaire à l’autre mais où chaque indépendantiste se retrouverait gagnant à la prochaine élection», estime Lauréanne Daneau, coporte-parole du NMQ. « Le temps est venu de se parler et surtout, de trouver des solutions concrètes qui nous permettent d’avancer vers l’indépendance».

Le Congrès national québécois a déjà reçu l’appui d’un certain nombre de personnalités et d’organisations. C’est le cas de l’ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry, de Gilbert Paquette, nouveau président du Conseil de la souveraineté du Québec, de Danic Parenteau et Renaud Lapierre, commissaire aux États généraux sur la souveraineté du Québec, du juriste André Binette. Le CNQ fait appel à tous les indépendantistes de bonne volonté de faire connaître publiquement leur appui à cette démarche dès que possible.

D’ici à mai, la Convergence nationale ne chômera pas. Elle formera un comité directeur du premier Congrès qui sera appuyé dans sa tache par un comité consultatif ainsi que par le NMQ. Elle commencera à défricher un certain nombre d’enjeux avec ses premiers sympathisants qui commenceront à faire percoler un certain nombre de contenus vers le comité de direction en vue de ce premier Congrès de la Convergence nationale.

Enfin, le NMQ de son côté, suivra de près les instances de chaque parti indépendantiste dans l’espoir que des résolutions favorables à la convergence des forces indépendantistes et à la Convergence nationale soit discutée et adoptée au sein de chacune de ces instances.

« Si l’on reconnaît qu’un nombre considérable de Québécois se disent indécis, les joutes partisanes entre indépendantistes n’ont rien pour convaincre. Pour gagner de nouveaux adhérents, les indépendantistes doivent se retrouver, se regrouper, se concerter et agir ensemble. Cessons de créer du désabusement et du désenchantement, de protéger nos multiples chapelles et créons un nouvel élan qui rien ni personne ne pourra arrêter », reprend Jocelyn Desjardins. « Chacun trouve l’idée de la convergence de nos forces noble et louable et chacun veut la voir survenir en son for intérieur. Mais personne ne la juge possible parce que la volonté semble manquer à tous. Seul l’effort et la contribution de tous réussiront à surmonter le dernier véritable rempart sur la route de notre indépendance : nous-mêmes ! »

http://www.convergencenationale.org/

Bilan de l’année 2012 du NMQ

23 décembre, 2012  |  Blogue, Médias
En cette fin d’année, nous avons pensé vous faire le bilan de nos activités, mois par mois. Car après tout, nous croyons à l’imputabilité.
 
Voyez par vous-mêmes, le NMQ travaille fort et très fort. Il réalise aussi des choses. Ce n’est pas un réseau de gens qui ne font que parler en circuit fermé.
 
Et, si vous lisez l’entièreté de cette publication, vous aurez une très bonne idée de ce qui se passera en 2013 au sein du mouvement indépendantiste…
 
Si jamais vous pouvez, faites-nous un petit cadeau de Noël. On a été sages et responsables pour notre cause commune cette année. On le mérite sûrement.
 
Joyeux Noël à tous et Bonne Année 2013, l’année de la convergence de tous nos forces!
 

 

JANVIER
  • 9: L’illusion tranquille ou la souveraineté perdue de vue, un texte d’un des signataires du Manifeste du NMQ, Danic Parenteau, dans Le Devoir. «Il faut sortir de cette illusion qui pousse de nombreux Québécois à penser et à agir politiquement comme si le Québec était déjà un État souverain. Tant et aussi longtemps que le Québec ne sera qu’une province, bon nombre de solutions qui pourront être mises de l’avant par les Québécois, en guise de réponses à tel ou tel enjeu actuel ou urgent, ne pourront être que des solutions « provinciales »», écrit-il.
  • 12: Publication de la Lettre à un ami démissionniste. Notre porte-parole, Jocelyn Desjardins, se prononce sur « la fuite » des indépendantistes vers la CAQ, après le départ de François Rebello du Parti québécois. En parlant d’abord à un ami pour s’adresser au plus grand nombre ensuite, son texte aide à freiner le mouvement « démissionniste » qui semblait se préparer dans l’ombre. Il écrit: «François, le danger qui guette tout homme politique est de perdre ses rêves. De céder aux caprices du pouvoir et de s’éloigner des idéaux qui l’ont mené au service public. Parce que la politique, c’est aussi une part d’utopie. En abandonnant ses idéaux, l’homme politique transmet une perte de sens. Comme un père indigne qui persuade sa fille qu’elle n’a pas les moyens ou les facultés de devenir astronaute, médecin ou ingénieure. En effet, lorsqu’on échoue à ses propres rêves, les rêves des autres n’ont plus de sens». Ce texte critique aussi sévèrement la CAQ et offre des analyses qui sont sans appel pour cette formation, qui ne donnera d’ailleurs aucun répondant à cette lettre. «À quelle sorte de destin politique serait voué un peuple dont le seul projet collectif ne tient plus qu’à des questions d’intendance? Car mettre en veilleuse la question nationale ne peut être sans avoir d’effet sur le destin politique de ce peuple. La subordination, la soumission ou la minorisation est ce qui attend tout peuple qui perd de vue, ne serait-ce que le temps d’un mandat, son destin national», écrit Jocelyn Desjardins. «Ouch», écrira sur son compte Twitter le chroniqueur politique, Jean Lapierre tandis que Guy A. Lepage louangera la qualité de l’écriture.
  • 25: Le NMQ joint les rangs de Cap sur l’indépendance et, du coup, appelle tous les partis politiques à imiter les mouvements indépendantistes dans cette voie. «Si cette unité peut se faire chez les militants indépendantistes, il n’y a aucune raison qu’elle ne puisse se faire dans la sphère politique», déclare Jocelyn Desjardins, notre porte-parole, à Radio-Canada. Contre son gré, l’arrivée du NMQ provoque une crise au sein de cette organisation. Le président de la SSJB, Mario Beaulieu, retire sa confiance au fondateur de Cap sur l’indépendance, l’ex-ministre Gilbert Paquette. Celui-ci est remplacé par Maxime Laporte. Au bout du compte, tous finissent par s’entendre, entre autres en vertu du souhait exprimé par le NMQ. De fait, Cap sur l’indépendance aura bientôt un nouveau site. À surveiller.
FÉVRIER
  • 13: Le NMQ organise sa première soirée de financement, Rallumons l’espoir, un cocktail-conférence réunissant Pierre Curzi, Jean-François Fortin, Daniel Paillé, Daniel Breton, Sébastien Ricard, Félix-Antoine Dumais-Michaud, Daniel Raunet, Lisette Lapointe. Alexandre Belliard y va d’une participation musicale.
  • 25: Le NMQ participe comme observateur au Congrès de fondation d’Option nationale. Du coup, il annonce qu’il en sera ainsi à l’avenir pour chaque Congrès de partis politiques indépendantistes lorsque ce sera possible.
MARS
  • 4: Le NMQ participe au lancement des travaux des États généraux sur la souveraineté, à Montréal. Rappelons que ceux-ci ont commencé à prendre forme après le Manifeste du NMQ du 16 août 2011 et la première assemblée publique du NMQ, le 21 août de la même année. L’un des signataires du Manifeste du NMQ, Danic Parenteau, est nommé membre de la Commission nationale chargée d’organiser les États généraux.
AVRIL
  • 5: À quelques jours du 30e anniversaire du rapatriement constitutionnel de 1982, le NMQ publie Un Québec qui reprend ses ailes, une Déclaration à l’intention des canadiens anglais. Publiée dans les deux langues, le NMQ recueille pour ce seul texte 700 signatures de citoyens en une journée. On peut y lire: «Le Canada s’illusionne en pensant avoir vaincu le mouvement souverainiste québécois. […] Soyons clairs : ce n’est pas le mouvement souverainiste qui est mort le 2 mai dernier au Québec. C’est la participation consciente du Québec, depuis longtemps d’ailleurs, au centre décisionnel d’un État où il ne se reconnaît pas, d’un pays qui lui apparaît de plus en plus étranger, d’une nation qui n’est pas la sienne. Ce n’est pas parce que le projet souverainiste a été refusé par un cheveu, en 1995, que les Québécois ont dit oui au Canada. Ce n’est pas parce qu’ils ne veulent pas l’indépendance qu’ils ont voté pour le NPD. Ce n’est pas parce que s’exprime dans les urnes le malaise québécois que s’efface, par enchantement, le manque de projets communs. Cette « friabilité » du vote québécois n’est rien d’autre que le sentiment profond et pesant, depuis 1990, de rester dans les limbes de l’histoire, de ne pas être. Saisis de vertige, les Québécois vivent dans un ultime flottement. Il n’est pas question qu’ils ne saisissent pas leur destin la prochaine fois». Le texte est repris dans le Globe and Mail (attention à la section commentaires de l’article, nous préférons vous en avertir) ainsi que dans plusieurs publications dans le ROC. Josée Legault signe également une analyse dans le Voir.
  • 7: Au cours du rassemblement NOUS? au Monument national, un événement de prise de parole et de réflexion publique sur l’indépendance et la démocratie, notre porte-parole, Jocelyn Desjardins, figure au programme de clôture de l’événement. Il prononce un discours intitulé Le meilleur des mondes (Vidéo). «Entre l’impossible et le possible existe un dialogue et non une fatalité. Entre l’impossible et le possible, l’homme est saisi tout entier de sa condition: la possibilité d’être, mais surtout, l’impératif de devenir. […] Entre nous, faisons tomber toutes les distances. Nous devons parler, nous devons nous écouter, nous devons retrouver cet esprit de société, retrouver la trame d’espoir tissée par tant de générations, par tant de peuples épris de liberté et la transmettre à tous ceux et celles qui ont perdu la voix, ceux et celles qui n’imaginent plus ou qui n’imaginent pas encore le meilleur des mondes, celui qui s’éloigne chaque fois qu’un peuple perd la conscience de ce qu’il est, de ce qu’il incarne », déclare-t-il. Un lecteur impromptu monte sur scène juste avant qu’il ne s’avance sur la tribune et crée tout un émoi en s’adressant à la foule présente. À noter également les discours de Mathieu Bock-Côté, Ianik Marcil, Gabriel Nadeau-Dubois, Loco Locass, Dominic Champagne, Danic Parenteau et Dominic Desroches au cours du même événement.
MAI
  • 2: Le NMQ lance la nouvelle mouture de son site web.
  • 18: Le NMQ publie un communiqué de presse pour dénoncer la Loi 78, adoptée quelques heures plus tôt. Intitulé «La Cité est à nous», on peut y lire ceci: «Ce que le gouvernement de Jean Charest veut faire, c’est fermer la Cité, c’est limiter l’espace public, étouffer la liberté citoyenne. Il ne réussira pas. Car la Cité est à nous!».
  • 19: Notre porte-parole, Jocelyn Desjardins, est invité à prononcer un discours à La Veillée du Patriote au théâtre Plaza, dans le cadre des célébrations de la Fête des Patriotes. Ce discours fait le lien entre le Printemps québécois et le Printemps des Patriotes. «La révolte des patriotes, c’est l’escalade d’un long conflit, c’est une décennie de bras-de-fer. C’est tout un peuple qui se comporte en héros. Un peuple en marche, un peuple déterminé, un peuple épris de liberté et de justice, un peuple qui veut avancer mais qui n’y arrive pas à cause de son propre gouvernement. Un gouvernement qui refuse de rendre des comptes aux Québécois. Un gouvernement corrupteur, un gouvernement corrompu qui distribue les contrats à ses petits amis. Un gouvernement qui n’avait pas de projet; seulement des intérêts. La cour des petits amis, elle s’appelait la clique du château à l‘époque. Aujourd’hui, c’est la clique du bateau. Du bateau d’Accurso. […] La révolte des patriotes, c’est l’histoire d’une longue détermination. C’est d’abord une série de résolutions adoptées en assemblée et c’est le gouvernement, la clique du château, qui refuse de négocier. Mais notre peuple tient bon parce qu’il reste uni. C’est un gouvernement qui utilise l’argent des impôts pour s’acheter des collabos. Mais notre peuple reste uni. C’est un gouvernement qui a des journaux de propagande pour diviser les Québécois. Mais notre peuple reste uni. C’est un gouvernement qui adopte des lois répressives, des lois qui briment les libertés, un gouvernement qui veut que les Québécois aient peur et qu’ils se résignent. Mais notre peuple reste debout parce qu’il reste uni. C’est un gouvernement qui intimide, qui impose des amendes salées aux leaders patriotes pour les décourager. Mais notre peuple se cotise, il paie les amendes, il est encore uni. C’est un gouvernement qui dissout le parlement. Mais notre peuple, toujours uni, réélit les patriotes. C’est un gouvernement qui fait monter l’escalade, qui veut faire peur, qui sort l’armée, qui violente, qui emprisonne pour délit d’opinion. Mais notre peuple réélit les patriotes, même quand ils croupissent au fond de leur prison. Il ne cède pas à la peur, notre peuple. Il est uni, il est solidaire, il veut la liberté, il veut une république, SA république. Il reste droit comme un “i”, le “i” de l’indépendance! À l’époque, le pays, il n’appartenait pas à la clique du château. Aujourd’hui, il n’appartient pas à la clique du bateau. Le pays, c’est à nos concitoyens qu’il appartient». Ce discours se termine par un autre appel à l’unité: «Prenons le carré vert, le carré blanc et le carré rouge et mettons-les sur la même bannière. La bannière de la liberté, de la justice, de la république et de l‘indépendance », lance-t-il.
  • 21 : Le NMQ lance le concept des Lundis de l’indépendance avec une toute première soirée-conférence et micros ouverts aux citoyens. Le premier étage du Gainzbar est rempli à pleine capacité de personnes venues entendre Jean Barbe, l’un des acteurs du Printemps québécois.
JUIN
  • 3: Pour faire le bilan du Printemps québécois et de la suite des choses politiques au Québec, le NMQ organise une assemblée citoyenne spéciale intitulée « Un printemps nous unit, un monde nous attend», à Montréal. Animée par Sarah Désilets-Rousseau, l’événement réunit Hugo Latulippe, Ianik Marcil, Brigitte Haentjens, Léa Clermont-Dion et Léo Bureau-Blouin, qui confirme sa présence quelques heures seulement après avoir quitté son poste de président de la Fédération étudiante collégiale du Québec. Au cours de cette assemblée, le porte-parole du NMQ, Jocelyn Desjardins, fait pour la première fois spécifiquement mention de la nécessité de mettre sur pied un Front Uni et les citoyens présents reconduisent leur demande de l’assemblée du NMQ du 21 août 2011 d’initier des démarches en vue de travailler à l’unité des partis indépendantistes. Au cours de cet événement, le candidat péquiste Daniel Breton est présent dans la salle tout comme son collègue Nicolas Girard et le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé. M. Breton fera lui aussi un appel à l’unité des partis indépendantistes.
  • 5: Le NMQ initie des pourparlers avec Dominic Champagne, Pierre Curzi, Alexis Martin et plusieurs autres acteurs en vue de la formation d’un Front Uni, tel qu’exprimé par les citoyens en assemblée deux jours plus tôt. Le même jour, Pierre Curzi publie un texte dans Le Devoir. Ce sera sa dernière intervention écrite en tant que député à l’Assemblée nationale. Cet appel est aussitôt rejeté par le PQ et QS.
  • 10: Le NMQ accepte de joindre ses efforts à ceux d’un second groupe de personnalités publiques et d’artistes qui vient spontanément de se former en vue de constituer ce qui deviendra officiellement l’Appel au Front Uni. L’actuelle directrice générale d’Option nationale, Sarah Désilets-Rousseau, qui n’assumait pas cette fonction à ce moment et qui est l’une des initiatrices de cette seconde rencontre, se voit confier la tâche de coordonner l’Appel au Front Uni. Notre porte-parole se voit confier la rédaction de cet Appel en compagnie de François Parenteau.
  • 15: L’Appel au Front Uni est lancé à l’Assemblée nationale en compagnie de Jocelyn Desjardins, Alexis Deschênes, Dominic Champagne, Hugo Latulippe, François Parenteau, Geneviève Rochette et Léa Clermont-Dion. Un site web est lancé: unfrontuni.org. En moins de deux semaines, l’Appel recueille plus de 12000 signatures de citoyens et de nombreux médias en parlent. Une rencontre a finalement lieu entre les trois partis en compagnie du médiateur, Réjean Parent. Mais l’imminence de l’élection vient réduire les espoirs d’un tel Front Uni à néant.
  • 18: Pour le 2e Lundi de l’indépendance, le NMQ reçoit le comédien et dramaturge Alexis Martin, venu nous parler de son oeuvre en lien avec la question autochtone. De nouveau le NMQ fait salle comble.
JUILLET
  • 23: Le NMQ reçoit pour son troisième Lundi de l’indépendance, l’ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry (extrait vidéo).  De nouveau, le NMQ fait salle comble au Gainzbar.
 AOÛT
  • 1er: Le jour du déclenchement officiel des élections, le NMQ publie un communiqué de presse. «Les citoyens du Québec auront enfin l’occasion de bouter dehors un gouvernement qui n’est pas à leur écoute, qui ignore leurs préoccupations, divise profondément les Québécois entre eux, restreint leurs libertés civiles, cultive le cynisme, déconstruit les fondements de l’État québécois et dépossède les citoyens de leurs ressources naturelles », écrit le NMQ.
  • 2: Au deuxième jour de l’élection, Jocelyn Desjardins signe un texte dans le blogue électoral du Journal de Montréal. Il y écrit: «Nous avons le choix entre le canadianisme des Libéraux, la souveraineté et l’intendance de Legault. Le choix entre l’abdication, la prise en main de notre destin et la fuite en avant dans la seule conciergerie de l’État. […] Le Québec est à la veille de passer à autre chose après neuf ans de gouverne libérale ignominieuse. Il doit passer de la critique à la construction, du mécontentement à l’espoir, de la résistance à l’indépendance. La division des souverainistes est funeste. La défaite n’est jamais un nid confortable».
  • 16: Le NMQ célèbre sa première année d’existence. Un texte est publié pour faire le récit de cette première année. On peut y lire: «Brisons l’impasse a été rédigé dans un moment de crise au sein de la famille souverainiste. […] Il était impératif pour nous de tout faire pour éviter que cette crise n’emporte avec elle l’idée d’indépendance » et «C’est ça toute la force du NMQ. Nous sommes un instrument de changement. Modeste, il est vrai, mais nous participons à modeler le paysage indépendantiste. La plupart des fois où nous posons le pied, il se crée de l’espace politique, de l’air pour respirer, des événements surviennent, les idées s’entrechoquent et nous voilà repartis de plus belle».
  • 26: Le NMQ lance son Appel au vote stratégique, par communiqué et par la publication d’une lettre. En somme, il appelle les citoyens à choisir l’indépendance en votant pour le Parti Québécois, sauf dans les circonscriptions de Gouin et de Nicolet-Bécancour où il appelle respectivement à voter pour Québec solidaire et Option nationale. Dans les jours qui suivront, la couverture médiatique sera importante: La Presse, Radio-Canada, Huffington Post Québec, Le Devoir, Métro, Le Journal de Montréal en parleront abondamment. Une série de tableaux interactifs sont également publiés par le NMQ à partir des projections électorales, comté par comté, pour expliquer là où la division du vote risque de faire perdre aux indépendantistes la possibilité de remettre formellement leur projet d’indépendance en route. En tout 22 circonscriptions sont jugées «à surveiller». Les résultats électoraux viendront confirmer les craintes du NMQ.
  • 27: 4e Lundi de l’indépendance au Gainzbar en compagnie de Dominic Champagne, François Parenteau, Geneviève Rochette et Danic Parenteau. Soirée de campagne électorale remplie à pleine capacité encore une fois. C’est aussi l’occasion de célébrer la première année d’existence du NMQ.
SEPTEMBRE
  • 4: L’élection d’un gouvernement minoritaire du Parti québécois a lieu. Pour tous les indépendantistes, cette élection est proprement décevante. En effet, le Parti québécois se retrouve dans une position fragile, en situation de gouvernement minoritaire. Québec solidaire n’a pas remporté la moitié des comtés que cette formation espérait gagner et Option nationale n’a réussi à faire élire ni son chef ni aucun député. Les faits sont têtus : il est grand temps de se retrouver entre indépendantistes. Mais le NMQ choisira de rester silencieux, préférant laisser à tous le temps de digérer les résultats de l’élection plutôt que d’intervenir trop vite à son sujet dans le débat public.
  • 17 : Le NMQ tient son 5e Lundi de l’indépendance. Il fait de nouveau la démonstration qu’il sait réunir toute la diversité des voix indépendantistes en invitant à la même soirée le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, la cheffe de Québec solidaire Françoise David de même que l’ex-premier ministre du Québec, Bernard Landry. Devant le succès de l’événement, le NMQ change de salle pour un lieu plus grand.
OCTOBRE
  • 5-6-7: Le NMQ tient avec tous ses comités un Lac-à-l’épaule dans la région de Shawinigan. Les personnes présentes conviennent de proposer formellement une démarche de convergence des forces indépendantistes (le terme « unité » est abandonné) en vue de la prochaine élection générale. Ils conviennent d’organiser d’abord une assemblée dite « de réconciliation » avant décembre et de proposer, convoquer et constituer au printemps 2013 un Congrès national québécois, ainsi que de promouvoir l’organisation de primaires indépendantistes dans les comtés où la diversité des indépendantistes fait prendre des risques pour leur cause commune. Il est également proposé d’organiser des Lundis de l’indépendance dans d’autres villes du Québec ainsi qu’à Paris au cours de la prochaine année.
  • 15: C’est le 6e Lundi de l’indépendance en compagnie de Mathieu Bock-Côté et Djemila Benhabib.
  • 17: Le NMQ annonce officiellement la tenue de Lundis de l’indépendance en France, à Paris, afin de stimuler l’appui de citoyens français au projet indépendantistes des citoyens québécois. La date du premier Lundi de l’indépendance parisien est déjà connue: ce sera le 12 novembre.
  • 19: Le NMQ publie Sortir de l’impasse constitutionnelle, un mémoire qui doit être déposé dans les jours suivants lors de la séance montréalaise des États généraux sur la souveraineté du Québec. Il écrit: «Après deux référendums, il importe de crever un abcès qu’aucun parti indépendantiste n’ose véritablement crever et c’est celui du référendisme. En effet, pourquoi avancer dans un agenda référendaire dont la seule issue possible est la victoire ou le recul durable, l’indépendance ou le statu quo? Le problème du référendisme est qu’il place tous les Québécois dans une situation de mort subite. Le projet d’indépendance ne suscite plus de nouveaux appuis notables dans les intentions de vote, car les gens ne veulent plus en entendre parler [ndlr: de référendums]. Et les gens ne veulent plus en entendre parler, car ils se sont brûlés les doigts à deux reprises, ils ont âprement goûté à la défaite et ils ont maintenant peur de perdre. Cette façon de concevoir l’avenir est dangereuse et stérile pour l’ensemble du mouvement indépendantiste. Elle conduit plusieurs indépendantistes à une impasse discursive et politique, soit celle d’être indépendantistes sans l’être ouvertement.[…] Ainsi, le défi pour les indépendantistes est de concevoir une proposition qui ménage des issues et ferait tout de même avancer le Québec en cas de nouvel échec, qui permettrait à nos concitoyens de transcender les traumatismes de 1980 et 1995 et ne ferait aucun mystère de l’indépendance, des moyens d’y accéder ainsi que de ses conséquences. L’idée est de faire avancer le Québec en même temps que l’on remet le projet d’indépendance en route. Voilà une proposition décente et honnête intellectuellement». Le NMQ est représenté à ces États généraux par Atim Léon et Benjamin Hogue qui soumettent la proposition de démarche constitutionnelle dans laquelle le NMQ estime que les États généraux devraient s’engager pour leur seconde phase de travaux. Enfin, notons que le NMQ n’est surtout pas contre toute démarche référendaire ou de consultation populaire mais contre toute démarche étapiste qu’elle pourrait contenir. Il pense seulement qu’il faut déplacer la démarche démocratique d’accession à l’indépendance vers d’autres moyens mobilisateurs, comme la tenue d’une assemblée constituante.
NOVEMBRE
  • 12: 7e Lundi de l’indépendance à Paris avec Bernard Landry, Léa Clermont-Dion, Félix-Antoine Dumais-Michaud, Anne Legaré et Jocelyn Desjardins, qui fait un saut de puce de deux jours en France pour l’occasion, grâce aux généreux appui d’une vingtaine de ses amis personnels ayant donné spécifiquement pour cette occasion.
  • 19: 8e Lundi de l’indépendance à Montréal avec Ricard Zapata-Barrero, professeur à l’Université Pompeu Fabra de Barcelone et indépendantiste catalan et Denis Bouchard, metteur en scène.
  • 22: Le NMQ publie sa Lettre aux militants des partis indépendantistes. Il leur transmet une proposition écrite afin que des militants indépendantistes s’organisent pour qu’elle soit débattue dans les instances de chaque parti politique indépendantiste. «La solidarité naît dans l’unité et la convergence des forces. Elle engendre la complémentarité dans la diversité. Et de cette dernière découle la complicité dont nous avons tous besoin pour faire lever un pays neuf».
  • 23: Lauréanne Daneau devient coporte-parole du NMQ«Ensemble, nous formerons un duo de choc qui travaillera sans relâche à promouvoir l’indépendance, à tout faire pour briser nos impasses et à favoriser un dialogue franc et libérateur en vue d’une convergence des forces indépendantistes », affirme Jocelyn Desjardins. « J’estime essentielle la présence dans le débat public au Québec d’un mouvement politique citoyen non-partisan et très actif qui fait la promotion de l’indépendance et dans lequel on reconnaît la diversité des voix du mouvement indépendantiste », déclare la nouvelle coporte-parole du NMQ, Lauréanne Daneau.
  • 25: À titre d’appel non partisan au ralliement de tous les indépendantistes, le NMQ donne rendez-vous à Montréal à tous ceux et celles qui veulent SE RETROUVER, SE CONSTITUER ET S’EMANCIPER en tenant une Place publique sur l’indépendance et la réconciliation avec Bernard Landry, Dominic Champagne, Alexis Martin, Léa Clermont-Dion, Tania Kontoyanni, Pierre-Luc Brisson, Claude Béland, André Binette, Marc Chevrier, Ricard Zapata-Barrero et les deux coporte-parole du NMQ, Jocelyn Desjardins et Lauréanne Daneau. L’événement, dont l’exceptionnelle signature visuelle est l’oeuvre d’Idée Forte (ideeforte@yahoo.ca) est webdiffusé par la coopérative WebTV et tous les vidéos restent disponibles. Les micros sont ouverts aux citoyens et ceux-ci demandent de nouveau l’unité de tous les indépendantistes en vue de la prochaine élection. Un large pan de l’événement est consacré à la nécessité de se doter officiellement d’une Constitution et d’une République digne de notre grand sens démocratique. Au cours de cet événement, le NMQ publie un sondage [ndlr: non-probabiliste, il est vrai] auprès de 503 répondants qui établit que 58,7% des militants de partis indépendantistes sont prêts à travailler dans leurs instances pour la convergence des forces indépendantistes et que 72,5% souhaitent la tenue, au printemps, d’un Congrès national québécois réunissant tous les militants des partis indépendantistes ainsi que les personnes qui ne s’alignent pas dans un parti indépendantiste afin d’aider à formaliser la convergence de toutes nos forces indépendantistes, offre un point de convergence en même temps qu’un point de départ. On peut consulter les photos de l’événement, écouter le reportage au Téléjournal de Radio-Canada et lire les différents articles qui ont été publiés aux lendemains de cet événement dans Le Devoir, le Métro, le Journal de Montréal. Cette assemblée consacre la capacité de déploiement et de ralliement du NMQ et confirme toute la pertinence d’un mouvement indépendantiste citoyen fort.
DÉCEMBRE
  • 1er: Le NMQ publie un communiqué de presse en réaction à la décision de Québec solidaire d’inscrire à l’agenda de son prochain Congrès une discussion sur la convergence des forces indépendantistes. Québec solidaire est la seconde formation après Option nationale à inscrire une telle discussion à l’ordre du jour de son Congrès. «Nous appelons tous les militants indépendantistes à prendre acte de cette ouverture à la convergence des forces indépendantistes et de la considérer comme une invitation à soumettre une proposition semblable dans les instances de leur formation respective», écrit le NMQ.
  • 10: Le NMQ modifie sa page de financement pour appeler les gens à donner. «Vous pouvez aider le NMQ à continuer d’aider à notre marche commune vers l’indépendance et à travailler à la convergence des forces indépendantistes». Un simple clic et le tour est joué. Le montant est libre.
  • 14: En réaction à un communiqué de presse d’Option nationale au sujet de la convergence des forces indépendantistes, le NMQ publie un communiqué de presse. «Le NMQ note un progrès dans cette dernière position officielle d’Option nationale et la salue. En effet, cette jeune formation politique ne semble plus exiger la réforme du mode de scrutin comme condition de son adhésion à la convergence des forces indépendantistes», juge le NMQ qui rappelle que «tous attendent [désormais] en quelque sorte une réaction officielle d’ouverture du PQ à la convergence de toutes les forces indépendantistes».
  • 18: La Presse a publie sur son site Internet un article intitulé « Pas d’alliance électorale prévue entre les trois partis souverainistes », signé par Jocelyne Richer de La Presse Canadienne. Le NMQ critique ce qu’il considère comme un éditorial écrit sous la forme d’un article mais surtout explique pourquoi selon lui, contrairement à ce que la journaliste exprime comme opinion, pourquoi le débat sur la convergence des forces indépendantistes avance malgré tout. «Que chacun comprenne. Peu semblent voir que la partie est déjà commencée et que, même quand des papiers comme celui-ci apparaissent décourageants, ils sont encourageants dans la dynamique en cours. En effet, chacune des formations politiques joue depuis la mi-novembre à qui-pliera-le-genou-le-premier. C’est la logique de la loi du plus fort qui prévaut en ce moment. Mais la base militante indépendantiste, à part quelques personnes hyper-militantes (ceux qui sont dans les structures souvent et qui ne veulent pas – on les comprend – plier les genoux) ne souhaite pas voir les partis participer à un tel jeu [qui finit toujours par faire perdre tous les indépendantistes]. La base militante indépendantiste, celle qui vote et qui ne participe pas aux réunions politiques, veut l’indépendance comme nous. En 2013, chaque parti devra revenir à sa base militante ou, si vous préférez à la raison. Nous faisons le pari que les directions de chaque parti ne pourront pas enfoncer à cette base militante la poursuite de la division dans leur gorge. Ils devront rendre des comptes… et écouter! Donc, à vue de nez, ça peut avoir l’air de ne pas bien se présenter. Mais quand on se donne un peu plus de champ et de grandeur, on peut aussi considérer que la partie est plutôt… engagée ! À défaut d’être bien engagée».

 


 

Dès les premiers jours de janvier, le NMQ fera une série d’annonces importantes.
D’ici là, toute l’équipe du NMQ vous souhaite de passer un Joyeux Temps des Fêtes, à commencer par nos deux coporte-paroles.
«Que les temps de réjouissances qui s’amorcent soient l’occasion pour vous tous de refaire le plein après cette éprouvante et stimulante année 2012. En 2013, souhaitons-nous un fort vent de convergence des forces indépendantistes. Et prenons la résolution énergique de mettre l’épaule à la roue afin que celle-ci prenne enfin forme. D’ici là, je vous souhaite à tous de Joyeuses Fêtes.» -Jocelyn Desjardins.

«Souhaitons pour l’année 2013 que les indépendantistes se reconnaissent dans leur diversité et apprennent à composer avec cette richesse de manière respectueuse et efficace. Nous voulons un Québec indépendant et pour ce faire, nous avons besoin de tout le monde. Pour que le projet de pays soit au cœur de l’année 2013, le NMQ sera présent. Merci pour votre soutien et votre contribution majeure. Joyeuses fêtes!» -Lauréanne Daneau.

 

 

 

Plaidoyer pour la convergence des forces par René Lévesque

18 décembre, 2012  |  Blogue

Ce plaidoyer a été prononcé à l’occasion d’un atelier que donnait René Lévesque, dans les années 60, aux membres réunis du Syndicat des Métallos.

Bien sûr, René Lévesque parlait de syndicalisme. Mais, bien des années plus tard, le plaidoyer qu’il faisait là pour l’unité vaut bien sûr en 2012 pour toutes les forces indépendantistes qui devront tôt ou tard finir par converger.

À écouter et réseauter autant que possible.

 

Plaidoyer pour l’unité de René Lévesque from Jocelyn Desjardins on Vimeo.

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