Mois : octobre 2011

Assemblée du 30 octobre à Sherbrooke : Le NMQ appelle les élus souverainistes à démissionner…

Le Nouveau Mouvement pour le Québec demande aux élus souverainistes de démissionner de cette vision électoraliste qu’inspirent la publication des récents sondages. Cela n’a pour effet que de conduire à des querelles intestines inutiles et de nous éloigner de l’indépendance. Les Québécois méritent mieux que cela.

« Nous appelons les élus souverainistes à cesser d’avoir peur de perdre et de pratiquer une politique à la petite semaine, à regagner confiance dans leurs idéaux, à faire preuve d’ambition et à se remettre à travailler pour la réalisation de ce pays », affirme Jocelyn Desjardins, porte-parole du NMQ. « Nous appelons ces élus à plus de champ et de grandeur. Faire un pays est une chose qui sort de l’ordinaire. Cela exige de faire de la politique qui sorte aussi de l’ordinaire ».

« On ne peut plus rien attendre du Canada, juge Jocelyn Desjardins. Il n’est plus réformable et il se centralise. Il s’éloigne de nous pour mieux se rapprocher de la royauté, du militarisme et de l’unilinguisme anglais. Il défend sur la scène internationale des principes qui vont à l’encontre de nos valeurs fondamentales. Il n’y a plus d’autres solutions pour nous que l’indépendance ».

À un point tournant de l’histoire du peuple québécois, le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) convie tous les citoyens à une assemblée citoyenne au Cégep de Sherbrooke, ce dimanche 30 octobre, dans le comté du premier ministre Jean Charest, à l’occasion de la commémoration du référendum de 1995. « Si Jean Charest se sent menacé par la persistance des Québécois à vouloir une commission d’enquête sur la corruption, ce n’est rien à côté de la sourde persistance des Québécois à vouloir créer un pays et se donner tous les moyens d’exister et de se perpétuer dans le temps », estime Pascal Lebel, bien connu dans la région et organisateur de l’assemblée citoyenne de dimanche.

Le NMQ profite de l’occasion pour dévoiler la programmation de cette assemblée citoyenne au cours de laquelle chacun aura l’occasion de s’exprimer pleinement et librement.

QUOI : ASSEMBLÉE CITOYENNE DE SHERBROOKE

QUAND : DIMANCHE 30 OCTOBRE 2011, 10h

OÙ : CÉGEP DE SHERBROOKE,

475, rue du Cégep à Sherbrooke

local 2-53-284 du pavillon 2 au 5ième étage

La présence de divers personnalités de renom provenant de tous les horizons et générations enrichira cette journée de discussion et de bilan sur la place du Québec dans le monde. Ces personnalités sont :

Andrée Lajoie : Constitutionnaliste, diplômée en droit et en sciences politiques des universités de Montréal et
d’Oxford, Andrée Lajoie est, depuis 1968, professeur à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Membre au fil du temps de plusieurs commissions, dont la Commision Séguin sur le déséquilibre fiscal, les commissions Castonguay, Rochon, MacDonald et Angers. Mme Lajoie a accepté de venir échanger avec les citoyens présents et partager avec eux son expertise constitutionnelle, sans autre forme d’engagement.

Danic Parenteau : Docteur en philosophie de l’Université de Paris 1 (Panthéon Sorbonne), Danic Parenteau a été professeur à l’Université d’Ottawa de 2005 à 2008 avant de poursuivre sa carrière au Collège militaire royal de St-Jean.

Marc-André Roche : Doctorant en commerce international à l’École des hautes études internationales de
Genève, Marc-André Roche a été conseiller spécial au cabinet du chef du Bloc Québécois jusqu’en mai dernier.

Marc Bellemare : Marc Bellemare a une formation universitaire en administration et économie. Il est administrateur de la SOLIDE du Haut Saint-François depuis 2004 ainsi que du Fonds régional de solidarité FTQ depuis 2005. Membre du comité technique de SOLIDEQ depuis 1990, il a été conseiller syndical à la FTQ de 1998 à 2010 et est aussi représentant des travailleurs au Conseil arbitral d’assurance-emploi. Marc Bellemare a aussi été enseignant, employé de la fonction publique fédérale et du Cabinet de la Ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Il est aujourd’hui conseiller du Président de la FTQ et spécialiste des questions d’assurance-emploi.

En plus du manifeste Brisons l’impasse, on trouvera parmi les thèmes abordés la place du Québec dans le Canada depuis 1995, celle du Québec dans le monde, le modèle centralisateur de la Constitution canadienne ainsi que les dérives de l’assurance-emploi. Vous trouverez en pièce jointe l’horaire de la journée.

 

DÉROULEMENT
DE LA JOURNÉE

ASSEMBLÉE
CITOYENNE DE SHERBROOKE

10h00 – 10h30 Mot d’ouverture avec Jocelyn Desjardins, porte-parole du NMQ, et le manifeste Brisons l’impasse

10h30 – 11h00 Allocution de Andrée Lajoie – Les outils de centralisation du Canada

11h00 – 12h15 Échange citoyen

12h15 – 13h15 Dîner

13h15 – 13h30 Allocution de Danic Parenteau – La place du Québec dans le Canada depuis 1995

13h30 – 14h30 Échange citoyen

14h30 – 14h45 Allocution de Marc-André Roche – La place du Québec dans le monde

14h45 – 15h30 Échange citoyen

15h30 – 15h45 Pause

15h45 – 16h00 Allocution de Marc Bellemarre – Les dérives de l’assurance-emploi

16h00 – 16h45 Échange citoyen

16h45 – 17h00 Mot de fermeture avec Jocelyn Desjardins

Communiqué : Pour que rayonne notre langue avant et avec l’indépendance

Voilà les faits saillants d’un document de réflexion de 39 pages sur l’état de la langue française au Québec rendu public ce matin à Gatineau par le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ). Ce document s’intitule Pour que rayonne notre langue avant et avec l’indépendance.

Dans sa toute première contribution sur le contenu du discours indépendantiste, le NMQ se montre préoccupé par l’érosion de la situation du français au Québec (portrait statistique à l’appui). En effet, les francophones pourraient être minoritaires à Montréal d’ici 2021; tout près de la moitié des allophones se tournent vers l’anglais lorsqu’ils abandonnent leur langue maternelle; et la place du français comme langue de travail à Montréal et dans l’Outaouais laisse à désirer.

« Le français au Québec recule », affirme l’ex-journaliste Daniel Raunet, un des auteurs qui a pris la direction du document dévoilé aujourd’hui par le NMQ. « Il recule inexorablement, et, sans être alarmiste, il faut savoir que les majorités peuvent devenir un jour minorités et que les langues qui ne s’appuient pas sur un État-nation peuvent s’écrouler en quelques générations. Quoi de plus symbolique que de présenter à Gatineau ce document, une région qui, comme Montréal, est sur la ligne de front de la résistance à l’anglicisation. » Récipiendaire du Prix Raymond Charrette en 2001, Daniel Raunet à réalisé une série de 50 émissions sur la langue française en 2000 et présenté un mémoire à la Commission des états généraux sur la situation du français au Québec en 2001.

Les trois axes du document : la différence de vision, une nouvelle médecine et un pays

Trois grandes idées sont au cœur de ce document.

Premièrement, le Canada et le Québec n’ont pas la même vision de ce qu’est une langue. Pour le Canada, ce n’est qu’un simple outil de communication. Pour les Québécois, c’est un outil de communion, une maison commune, et c’est par là que se transforme notre espace culturel en espace politique. « La vision québécoise de la langue, une société française dans tous les aspects de sa vie publique, continue d’être sapée par une logique canadienne qui lui est étrangère et incompatible », peut-on lire dans ce document. « Le bilinguisme officiel à la canadienne contient, dans sa logique même, la dilution progressive de l’identité québécoise ».

Deuxièmement, la loi 101 n’a pas eu tous les effets escomptés; à chaque jugement de la Cour Suprême sur la Charte de la langue française, le bilinguisme pèse davantage sur les épaules des Québécois. C’est pourquoi, selon le NMQ il nous faut collectivement effectuer une mise à niveau des protections que nous nous sommes collectivement donnés. « La langue française est au cœur de l’identité du Québec. Et ce cœur a aujourd’hui besoin d’une nouvelle médecine », peut-on lire à juste titre dans ce document.

« Actuellement, pour une bonne part, c’est la nation voisine qui décide du rôle que doit jouer le français au Québec », écrit Jocelyn Desjardins, instigateur du NMQ. « Ses tribunaux invalident nos décisions, nous forçant à reprendre continuellement ce débat qui, s’il n’en tenait qu’aux Québécois, serait réglé depuis 40 ans. C’est le Canada qui nous force à revenir sans cesse sur la question linguistique en nous forçant à rétrécir à chaque fois notre horizon. Nous ne pouvons pourtant pas nous lasser et laisser faire. Ou alors, le Canada nous aura eu à l’usure. »

Troisièmement, puisque la constitution que le Canada s’est dotée sans le consentement du Québec lui accorde un pouvoir juridique sur les lois linguistiques du Québec (dont celui d’invalider les décisions de son gouvernement), les Québécois doivent songer « à la meilleure de toutes les protections, à l’action la plus définitive et à la seule façon d’agir entièrement et sans entraves de la Cour suprême, soit de devenir un pays. Ce serait en effet à l’avantage de tous les Québécois, à l’avantage du fait français en Amérique et de notre rayonnement dans le monde », peut-on lire dans le document. « Au Québec, il faut que ceux qui y vivent, y travaillent, y étudient ou viennent s’y établir sachent clairement, spontanément, automatiquement, c’est en français que les choses se passent ».

À propos de la division

Ajoutons que le NMQ estime que l’État n’a pas à légiférer sur la langue que les citoyens parlent à la maison. Il doit par contre intervenir avec vigueur dans les domaines négligés de la langue de travail, de la langue d’usage public et de l’intégration des immigrants.

Pour le NMQ, la question linguistique ne divise pas vraiment les Québécois. C’est l’obligation de reprendre constamment le débat qui nous embête à chaque jugement de la Cour Suprême. « Ce n’est pas nous, indépendantistes, qui semons la division, c’est le Canada qui le fait. Il nous divise. Faisons abstraction du Canada et l’on se rendra vite compte que l’on s’entend, que nous partageons tous une certaine idée du Québec. Et qu’il est grand temps de le faire avancer », juge Jocelyn Desjardins.

La décision du NMQ de présenter ce document avant l’Assemblée qu’il tiendra à Gatineau le dimanche 16 octobre, dès 11 h, à la Polyvalente Nicolas-Gatineau, n’est pas fortuite. La population de l’Outaouais est confrontée quotidiennement au débat linguistique, ne serait-ce que par la proximité du voisin Ontarien. Rappelons que dans la région métropolitaine de Gatineau, les francophones, qui représentent 79,6 % de la population, travaillent en anglais dans 22,4 % des cas, tandis que les anglophones travaillent en anglais dans 81,6 % des cas.

« Ensemble, Montréal et l’Outaouais vivent les mêmes réalités de luttes linguistiques mais avec deux angles différents. Si elles s’y mettent ensemble, les populations de ces deux régions peuvent faire sauter bien des verrous », de conclure Daniel Raunet.

Vous trouverez, joint à ce présent communiqué, le document Pour que rayonne notre langue, avant et après l’indépendance, ainsi qu’un sommaire exécutif. Ce document sera aussi disponible sur le site web du NMQ à